Vivre avec la maladie: la célébrité

Bonjour gang! Je viens vous présenter ma nouvelle fic!!! Cette histoire, je l'ai écrit différemment des mes autres fics. Et elle en devient différente parce qu'elle approfondit le côté psychologique... et j'adore ça!

Voici une petite description des personnages

Kiya=> 19 ans, elle a une soeur jumelle, Kali. Elle part en stage mais fait face à son passé

Kali=> 19 ans, soeur jumelle de Kiya. Ressent toutes les douleurs et les émotions de sa soeur. Beaucoup plus extravertie que sa jumelle. Sort avec Louis-Philippe, LP

Jordan=> 6 ans, petit frère de Kiya et Kali, il adore ce que ses soeurs aiment et il se fait appelé Jordy!

SP=> Le groupe est en tournée québécoise pendant le mois de décembre puis partira en studio pour enregistrer leur 3e album. Pierre a une copine inconnue, Jeff est toujours avec France, Chuck avec Ashley, Seb n'est plus avec Jamie depuis quelques temps et David, bien, il s'occupe un peu trop de son ex au goût de certaines...


Mily=> Soeur de Sébastien, 22 ans. Était la meilleure amie de Kiya avant ce soir fatidique

Mélodie=> Colocataire de Kiya. Sort avec Lucas, étudie en ATM (Arts et Technologie des Médias)

France=> Blonde de Jeff, styliste à Montréal

Zoé=> Ex de David, a un nouveau copain depuis quelques temps

Il y aura d'autres personnages qui se grefferont à eux mais pour garder des surprises, je vais les garder secrets! Et beaucoup de personnages ne feront qu'une apparition mais très remarquer! Laissez des comms, je veux savoir si vous aimez!

KIYA!

# Gepost op dinsdag 16 januari 2007, 21u24

Gewijzigd op donderdag 08 februari 2007, 20u21

1° De retour dans ses bras

1° De retour dans ses bras
À la gare d'autobus, Kiya embrasse ses parents, son frère Jordan et sa s½ur jumelle Kali. C'est le début décembre, la neige recouvre le sol. Son père met ses valises dans l'autobus. Tout le monde est triste de la voir partir, mais c'est la vie; elle a un stage à Montréal. Du moins, c'est ce qu'ils croient. Une dernière accolade et Kiya entre dans le bus pour aller s'asseoir à quelques bancs du chauffeur. Elle s'assoit au bord de la fenêtre pour voir une dernière fois son frère de 6 ans lui envoyer la main en pleurant. Ces départs sont parfois pénibles. Elle voit même sa s½ur jumelle verser une larme. «Ce n'est rien, je reviens à Noël» se dit-elle. Kali et elle ont toujours été proches, mais depuis que Kiya s'est exilé pour étudier, elles n'ont plus la chance d'échanger autant. Mais il existe encore un lien puissant entre elles. Elles ressentent les émotions de l'autre et parfois, elles réussissent à se comprendre de loin. Kiya soupira. Kali allait lui manquer. Puis, l'autobus se mit en marche. Kiya regardait constamment dehors. Elle n'en revenait pas encore; elle avait menti à sa famille. C'était pour leur bien, du moins, c'est ce qu'elle se disait pour se rendre moins coupable. Elle avait réussi à terminer sa session au cégep plus tôt que prévu. Tout avait été arrangé avec ses professeurs. Elle devrait faire une vidéo de 30 minutes pour pouvoir passer sa session. Le secret le plus total planait sur ce privilège. Même sa colocataire ne le savait pas. Mélodie croyait que la grand-mère de Kiya était très malade et qu'elle devait la rejoindre. Elle était partie chez elle la dernière fin de semaine de novembre. Elle n'avait pas revu sa famille depuis août. Elle avait passé une semaine avec eux, elle avait rapidement vu ses amis. Mais elle n'était pas tout à fait présente d'esprit. Elle ne faisait que penser à lui. Il lui manquait. Sa famille était déçue de la voir partir si vite pour une vingtaine de jours encore. Elle avait juré de les appeler souvent.

Elle regardait la neige s'accumuler sur l'accotement de l'autoroute. Son sac à main sur les genoux, elle ne cessait de jouer avec une petite bague qu'elle avait mise en pendentif avec une chaîne en argent. Cet anneau, il lui avait donné avant de partir. Pas un anneau de mariage. Un simple anneau pour ne pas qu'elle l'oublie. Et c'est ce qui était arrivé, elle ne l'avait jamais oublié. Elle ne faisait que penser à lui. Elle voulait le prendre dans ses bras, se réveiller à ses côtés, rire avec lui. Elle était dans sa bulle depuis plusieurs mois déjà. Ses amis au cégep la trouvait bizarre. Ils avaient essayé de comprendre pourquoi elle se refermait sur elle-même. C'était pourtant simple; c'était son moyen de préserver son secret. Kiya savait que si par malheur, quelqu'un l'apprenait, elle devrait des explications à tout le monde. Elle n'était pas encore prête à ça, elle avait encore de la difficulté à comprendre ce qui se passait réellement. Elle avait changé pour préserver son secret. Elle se jura d'appeler Mélodie dès qu'elle le pourrait pour lui raconter tout. Elles ne se cachaient rien d'habitude. Et la culpabilité commençait à se faire sentir dans la tête de Kiya. «Dès que je serai fixée, je pourrais lui dire» se dit-elle. Repoussant la pensée de devoir en parler à toute sa famille et ses amis, elle se mit à imaginer leur retrouvaille. Elle était dans sa petite bulle créative quand elle sentit quelqu'un s'asseoir à ses côtés. «On est dans un autobus, c'est normal que les gens se cherchent une place» se dit-elle avant de retourner dans ses pensées. Mais elle sentait que son compagnon de voyage la fixait. Elle sentait son regard sur elle. Mal à l'aise, elle décida de se retourner pour voir ce qu'il regardait. Ses yeux croisèrent les siens et Kiya fut surprise.

K : Charles!? Qu'est-ce que tu fais là?
C : Je suis pas tout à fait sûr encore, mais je pense que je viens de m'asseoir à côté de toi!
K : Tu sais que c'est pas ce que je voulais dire!
C : Je sais! Je suis allé à Québec cette semaine et je retourne à Montréal. Et comme tu sais, j'ai pas d'auto...
K : Et surtout, pas de permis.
C : Aussi! Je t'ai vu entrer alors je me suis dit que je devrais au moins te dire bonjour.
K : Je peux savoir ce que t'es allé faire à Québec?
C : Je suis allé voir Jay.
K : Ah, lui...
C : Oups, j'aurais pas du le nommer lui...
K : C'est rien... C'est loin tout ça. Comment vont les gars?
C : Tu veux savoir comment vont les gars où comment lui, il va?
K : Lui...
C : Ben t'as qu'à lui demander.

Kiya, surprise de la réponse de son ami, le regarda avec un air interrogateur. Charles éclata de rire à la vu de son visage et pointa le banc derrière elle. Elle se retourna lentement. Elle ne voyait aucune tête dépasser du banc. Elle s'étira le cou et elle le vit. Il s'était écrasé dans son banc et il lui fit son beau sourire craquant. Le visage de la jeune femme s'illumina d'un coup puis il se leva pour la serrer dans ses bras. Elle était tellement surprise de le voir! Elle qui croyait ne le voir que le surlendemain, lors du concert à Montréal. Elle le serra fort, elle humait son parfum, elle était enfin dans ses bras après deux mois d'absence. Le vide que son départ avait causé dans sa vie était devenu pénible. Elle rêvait à lui chaque soir et attendait toujours avec impatience son téléphone hebdomadaire. Les messages électroniques étaient trop impersonnels pour elle. Elle releva la tête et il déposa un long baiser sur ses lèvres. Elle voudrait arrêter le temps à cet instant précis. Et lui ne voulait plus la lâcher. Elle lui avait manqué. Pour Kiya, ce baiser était la preuve ultime qu'il l'aimait réellement. Et pour lui, c'était la déclaration officielle que leur relation existait toujours malgré la distance. Charles les regardait, un sourire plaqué au visage.

C : Que c'est beau l'amour!

Les deux amoureux s'éloignèrent l'un de l'autre un peu et regardèrent Charles en riant. Charles se leva et laissa son ami s'asseoir avec sa copine. Kiya s'assied sur son amoureux et Charles pu s'asseoir à leurs côtés. Elle passa son bras derrière le cou de son copain et le colla un peu plus. Maintenant qu'elle était avec lui, elle ne voulait plus le lâcher. Elle s'était tellement ennuyée de lui. Elle mis sa tête sur son épaule. Il lui passa la main dans les cheveux. Ils ne disaient rien, ils voulaient simplement être ensemble, sentir enfin qu'ils étaient un couple d'amoureux. La distance ne permet pas vraiment de sentir l'amour de l'autre. Charles se leva pour aller visiter les toilettes à l'arrière du bus. À ce moment, ils étaient seuls et elle brisa le silence.

K : Je me suis tellement ennuyée de toi...

Pour toute réponse, il l'embrassa tendrement... Elle était bien. Il la serra dans ses bras et mis son visage dans ses cheveux bruns aux reflets blonds. Son odeur, il l'avait tellement cherché ces deux derniers mois. Il se réveillait la nuit en espérant la trouver à ses côtés. Tout ce qu'il trouvait, c'était ses couvertures dans son bunk. Les autres avaient leurs copines avec eux dès que possible alors que lui devait attendre. Elle étudiait, elle est encore jeune. 19 ans, c'est très jeune. Jeff le lui avait dit quelques fois. Mais personne ne s'en formalisait maintenant. Tout le monde aimait Kiya. Même si environ 8 ans les séparaient, il aimait cette jeune femme plus qu'il n'avait aimé les autres avant. Ils avaient un mois devant eux. Un mois complet pour être ensemble. Elle viendrait avec lui terminer la tournée québécoise, pendant laquelle elle travaillerait avec Patrick pour une vidéo. Puis à la mi-décembre, elle rencontrerait sa famille. Et il irait passer Noël chez elle. Kiya était stressée à cette idée. Cela faisait à peine 4 mois qu'ils étaient ensemble et ils s'étaient vus à peine un mois en tout. Chaque fois, ils s'étaient rencontré dans le plus grand des secrets. Personne ne devait le savoir. Sinon, les conséquences pour Kiya auraient été graves. Être l'amoureuse d'une vedette n'a jamais été facile. Et il avait tellement perdu de copine à cause de sa célébrité qu'il ne voulait pas que tout ça lui arrive à nouveau. Il tenait énormément à elle. Elle était différente des autres. Mais il cherchait encore en quoi elle l'était. Charles revint quelques minutes plus tard. Ils discutèrent de tout et de rien. Puis, la fatigue gagna Kiya.

K : C'est pas que je vous aime pas, mais je commence à m'endormir. Je vais m'installer derrière vous pour dormir.
C : De toute façon, on avait l'intention de travailler sur une chanson pour un film. Ton chum est excellent pour trouver des rythmes de guitare... même si Jeff est meilleur!
K : Bon, alors je vous laisse travailler. Chéri, rentre ta langue, faire des grimaces, c'est pas bien!

Elle embrassa son copain et s'installa pour dormir. Le sommeil vint rapidement. Puis, elle sentit l'autobus arrêter. Le chauffeur annonça Victoriaville. «Merde, j'ai dormi que 30 minutes!» se dit-elle. Quelques personnes montèrent à bord de l'autobus. Kiya vit les deux hommes pencher leur tête le plus possible afin que personne ne les voient. Lorsque le véhicule se remit en marche, elle se leva et se rendit à l'arrière pour atteindre les toilettes. En entrant dans les toilettes, le c½ur lui leva et elle fut malade. «Hourra, les toilettes sont pleines et ça lève le c½ur!» Elle s'essuya le coin des lèvres et fit ce qu'elle avait à faire. Puis, elle sortit. Mais un derrière de tête attira son attention.

K : Nath?

La tête se retourna vers elle. Nathalia regarda sa cousine et lui sauta dans les bras.

N : Kiya! Ça fait tellement longtemps qu'on s'est vu!
K : Ça doit faire 2 ans! T'es pas venu au jour de l'an l'année dernière.
N : Qu'est-ce que tu fais de bon dans un autobus vers Montréal?
K : Je vais chez mon copain. Toi?
N : Je vais à Drummondville chez ma s½ur. Comment va Kali?

Kiya s'installa aux côtés de sa cousine et elles discutèrent longtemps des dernières années. Nathalia et Kiya avaient 5 ans de différence. Nathalia étant la plus vieille, elle avait vite pris Kiya et Kali sous son aile. Elles avaient grandi ensemble, leurs parents étaient voisins. Avec Marielle, la s½ur de Nath, elles avaient fait les 400 coups, jusqu'à ce qu'elles déménagent à 100 km des jumelles. Depuis ce temps, elles ne se voyaient que très rarement. À quelques kilomètres de Drummondville, Kiya décida qu'elle devrait peut-être présenter son copain à Nath. Au même moment, à l'avant de l'autobus, le jeune amoureux se retourna pour voir si sa copine dormait toujours. En voyant qu'elle ne se trouvait plus dans son banc, il se leva pour la chercher. Il la trouva à l'arrière avec une fille qu'il ne connaissait pas.

Gars : Salut Kiya.
K : Salut chéri.
Gars : Dit, t'aurais un mot qui rime avec «universe»?
K : Euh... «reverse»?
Gars : Ouin, ça pourrait marcher.

Et il retourna s'asseoir avec Charles. Au moins, il savait qu'elle était là.

# Gepost op dinsdag 16 januari 2007, 22u33

2° Le revoir malgré tout

Nath regardait Kiya avec des yeux ronds. Elle se demandait si elle avait bien vu cet homme qui avait parlé à sa cousine. Voyant le regard soupçonneux de Nath, Kiya décida finalement de parler.

K : Nath, c'est lui.
N : De quoi c'est lui?
K : T'as raison, c'est bien le gars de Simple Plan.
N : Tu le connais pour vrai?
K : Euh... ouais. Viens avec moi.

Les filles se levèrent et se dirigèrent à l'avant. Elles prirent place dans les bancs derrière les deux hommes et Kiya mis sa main sur l'épaule de son copain.

K : Les gars, faut que je vous présente quelqu'un. C'est ma cousine Nathalia. Le gars au bord de la fenêtre, c'est Charles.
C : Bonjour Nathalia.
N : Appelle-moi Nath comme tout le monde.
K : Et l'autre, c'est Pierre, mon copain.
P : Enchanté.

Les yeux de Nath devinrent ronds. Kiya, Pierre et Charles rigolèrent un bon coup. Nath ne savait pas trop quoi dire. Elle venait de comprendre officiellement que sa cousine sortait avec le chanteur de Simple Plan. L'autobus s'immobilisa à Drummondville et Kiya fit une accolade à sa cousine.

N : Est-ce qu'il sera là au jour de l'an?
K : Probablement. Je le présente à la famille de ma mère à Noël et à vous au jour de l'an.
N : Marielle ne me croira jamais.
K : Nath, garde ça pour toi. Je veux pas que personne ne le dise. Pierre aime pas ça et moi non plus. S'il te plait, n'en parle pas à Marielle ni à personne.
N : Mais Kiya! T'as mis la main sur le jackpot!
K : Justement! Regarde-moi bien Nath. Je suis pas un pétard. Je dois avoir 20 livres de trop, j'ai des bourrelets et je suis petite. J'ai rien d'un sex symbol. Ma face sur la première page d'un magasine pour adolescentes, ça me dit rien.
N : D'accord, je dirai rien. Est-ce que j'ai le droit de dire que t'as un copain que tu vas amener au party du jour de l'an?
K : Si tu me promets de ne dire que ça.
N : Promis!

Les deux femmes se serrèrent dans leur bras une dernière fois et Nathalia sorti de l'autobus. Kiya retourna voir les garçons.

K : Alors, ça avance?
C : Du tout. Pierre est pas capable de se concentrer.
P : T'essayeras de te concentrer quand t'as une déesse près de toi. Et que tu veux juste la prendre dans tes bras et l'embrasser.

Sur ses mots, Kiya se pencha et l'embrassa doucement. Leurs langues se touchèrent et un frisson parcouru le dos de Kiya. «Je l'aime tellement» se dit-elle. Elle retourna s'asseoir derrière eux et s'endormi. Les deux hommes continuèrent de travailler. Pierre réveilla Kiya quelques minutes avant leur arrivée à la gare d'autobus. Charles dormait. Pierre déposa ses lèvres sur celle de son amour.

P : Lève-toi trésor, on est presque arrivé.
K : T'aurais pu me réveiller seulement quand on va être arrivé...
P : Faut que je t'explique quelque chose avant.

Kiya se plaça confortablement assise sur son banc. Pierre lui prit la main et la regarda dans les yeux.

P : En arrivant à la gare, tu devras sortir en premier. Tu vas aller voir Jay et tu vas partir avec lui.
K : Tu parles de ton frère là, pas vrai?
P : Non, Jay Lefèbvre.
K : Hey wo! Pourquoi j'irais voir Jay!? Et qu'est-ce qu'il va foutre à Montréal!?
P : Calme-toi un peu. On est allé voir Jay pour quelques jours, il vient avec nous pour le reste de la tournée québécoise.
K : QUOI!? Je vais l'endurer tout le mois!
P : S'il te plaît, Kiya, parle moins fort... Il vient remplacer un de nos techniciens de son.
K : Mais pourquoi j'irais le voir? Je veux pas le voir moi!
P : Je sais que tu veux pas, mais c'est ça ou bien t'es en première page du 7 jours demain matin.
K : Merde... Oh Pierre... Je veux pas le voir!

Kiya déposa sa tête sur l'épaule de Pierre. Il la prit dans ses bras pour la réconforter. Elle le détestait encore. C'est un peu compréhensible, après ce qu'il lui a fait subir. Mais il n'avait pas le choix. Des fans hystériques, il en avait vu des millions. Et chaque fois qu'il avait sa copine à ses côtés, c'était la guerre. C'est fou ce qu'elles peuvent être méchantes. Les fans avaient fait fuir quelques unes de ses ex. Il ne voulait pas que tout ça se reproduise. Kiya mit ses mains sur son visage. Elle allait le revoir. Elle qui croyait ne plus jamais avoir affaire à lui. Ça faisait quand même plus de 8 mois... mais la douleur restait présente. Elle avait tourné la page, c'était du passé. Mais elle s'était dit que même si c'était le frère de Seb, elle ne le reverrait jamais.

P : Chérie, regarde moi.

Pierre prit le visage de sa copine et la força à le regarder. Elle avait une larme au coin des yeux. Il l'essuya et l'embrassa sur le front. Il replongea son regard dans le sien.

P : Tu vas sortir, tu vas aller le voir. Vous allez prendre tes valises et vous allez aller au tour bus. Il te fera entrer. Tu iras rejoindre David dans le salon. Jay ne sera jamais dans l'autobus, je te promets. Jamais quand tu seras là.
K : Je veux pas Pierre, tellement pas...
P : Je sais Kiya. Mais on a pas le choix.
K : T'as pas d'autres techniciens? Tim, Trey, je sais pas mais pas Jay.
P : Le show est juste demain. Ils sont encore chez eux. Il n'y avait que Jay de libre.
K : Mais il était pas à Québec lui?
P : Techniquement, il devait nous ramener à Montréal en voiture mais quand tu m'as envoyé un message pour me dire que tu prenais l'autobus, j'ai voulu te faire une surprise.
K : Tu t'es tapé 1h30 d'autobus pour moi?
P : Oui, juste pour toi.
K : Oh...

Kiya le serra dans ses bras. Elle trouvait que son amoureux était mignon quand il lui faisait des surprises comme ça. Le chauffeur annonça Montréal. Pierre se détacha de Kiya et la regarda dans les yeux.

P : T'es prête?
K : Non mais je vais le faire pour toi.
P : Ça va bien aller. Je vais réveiller Charles, prends tes choses et sors.
K : Ok...
P : Ah et Kiya...
K : Oui?
P : Je t'aime.
K : Moi aussi Pierre.

Il l'embrassa avant d'aller voir son ami. Kiya se leva et pris son bagage sur les tablettes. Elle mit son manteau d'hiver blanc avec du poil autour du capuchon et son foulard noir et se dirigea vers la sortie. Lorsque son pied toucha la neige de décembre, elle le vit. Il avait les mains dans le dos et la fixait. Elle regarda le sol et se dirigea vers le chauffeur d'autobus qui sortait les valises. Jay fit quelques pas pour aller l'aider. Elle fut surprise lorsqu'il prit sa seconde valises. Elle le regarda rapidement et retourna à sa valise. Elle la prit et se retourna face à lui. Elle ne voulait pas lui parler. Le moins longtemps elle sera avec lui, le mieux elle se portera.

Jay : Viens, c'est par ici.

Elle acquiesça et le suivi. À environ 30 mètres de l'autobus voyageur, elle se retourna pour voir si Pierre et Charles étaient sorti. Elle remarqua qu'une petite foule s'était formée devant la porte de l'autobus. «Bon, au moins, ils sont sortis» se dit-elle. Jay la conduisit de l'autre côté de la gare. Un énorme autobus s'y trouvait. Il était plutôt dur à rater, avec la face des garçons dessus. Mais comme il ne semblait avoir personne dans le véhicule, personne ne faisait la file près de l'autobus. Jay se dirigea vers la porte et entra un code. La porte s'ouvrit et il monta les valises de Kiya à l'intérieur. Elle entra à son tour. Il déposa la 2e valise sur le sol.

Jay : Bon, ben on se revoit demain soir. Bonne nuit.

Devant le silence de Kiya, Jay se retourna et sorti. Il referma la porte derrière lui. Kiya enleva son foulard et le lança sur la table en soupirant. Elle enleva ensuite son manteau. Au même moment, David sortit du salon qui se trouve au fond de l'autobus. Il la regarda un peu puis il sourit de toute ses dents avant d'aller la serrer dans ses bras.

D : Ah Kiya! Ça faisait tellement longtemps qu'on s'était vu!
K : Moi aussi David je suis contente de te revoir.
D : Ça va? T'as pas l'air dans ton assiette, je t'ai entendu soupirer tantôt.
K : Bof, disons que j'avais pas prévu revoir Jay tout de suite.
D : Ouin, je m'en doute... Ça va aller?
K : Pour l'instant oui. Mais demain, je vous promets rien.
D : Bon, alors on se concentre sur le présent. Viens, on va t'installer en attendant les gars!

David alla chercher les valises de Kiya à l'avant. Il eut de la difficulté à lever la seconde valise.

D : Crime, c'est quoi t'as mis là-dedans? Du ciment?
K : Pire... des souliers, mon maquillage et d'autres cossins pour les cheveux. Ah pis j'pense que j'ai mis du linge aussi.
D : Ayoye! T'as réussi à tout entrer dans deux valises?
K : David, moi je traîne pas ma maison dans mes valises. C'est pour ça que j'en ai juste 2.
D : Ouais, vu de même!

Il l'entraîna vers les lits. Il se demanda quelques instants si il l'installait dans le même bunk que Pierre ou s'il lui donnait le bunk qui restait et qui servait généralement de débarras. Pour l'instant, il était vide mais dans 2 jours, il déborderait.

D : Tu couches avec Pierre?
K : J'aimerais bien, si ça te dérange pas.
D : Moi, tant que vous me dérangez pas en faisant l'amour la nuit, ça me dérange pas.
K : Alors je vais me contrôler!

Il rigola et pointa un bunk du haut. Elle ouvrit le rideau. C'était tout petit. Kiya se demanda quelques instants où elle allait mettre ses valises. Voyant son regard, David éclaircit la question.

D : Inquiète-toi pas, au fond du bunk, y'a une armoire. Tu vas la partager avec Pierre. Pis si y vous manque de place, y'a une armoire en dessous des bancs de la table dans la cuisine. C'est pour les invités.
K : Ok, merci! On met mes valises sur le lit, je les déferai quand Pierre sera là.
D : Ouais, y'en ont encore pour une dizaine de minutes. Ça m'a pris une demie-heure juste pour me rendre à l'autobus!
K : Des fans?
D : Pire, des ronds de glace! J'arrêtais pas de tomber!
K : Niaiseux!
D : Je sais! Non, sérieux, quand le monde voit le tour bus pis moi à côté, y devienne fou!
K : C'est le tour bus ou toi qui leur fait cet effet là?
D : Honnêtement, c'est ma face sur le bus!

Kiya se met à rire, suivi de David. Le jeune homme est un vent de fraîcheur pour elle. Elle aime son humour et son sérieux. Lui et Seb sont pratiquement ses meilleurs amis. Ils ont été là pour elle quand Jay lui a fait mal. Même à l'autre bout du monde, ils ont pris le temps de lui parler pendant des heures au téléphone, de lui envoyer des tonnes de e-mails et de messages-textes. Grâce à eux, ce fut moins pénible. Et jamais sa colocataire n'avait su pour eux. Jamais Mélodie n'avait su que Seb et David appelaient constamment. Elle savait que Kiya recevait des tonne de téléphones, mais elle ne reconnaissait pas les voix. Ce qui est bizarre, c'est qu'elle aimait quand même beaucoup Simple Plan. Elle n'a jamais su qu'elle avait répondu au téléphone et parlé avec ces deux-là. Une chance, elle serait tombée dans les pommes. David poussa Kiya jusque dans le salon et mit le PS 2 en marche.

K : À quoi on joue?
D : À DDR!
K : Le jeu de danse?
D : Ouais!
K : Je suis nulle à ce jeu-là! Surtout sur PS2!
D : As-tu déjà remarqué que PS, c'est le contraire de SP?
K : Et alors?
D : Rien, c'était juste une remarque.

Kiya rit de plus belle. David installa les tapis et ils commencèrent à jouer. Mais Kiya s'endormait. Ils arrêtèrent de jouer et regardèrent un film. Kiya prit un oreiller qu'elle déposa sur les genoux de David et y déposa sa tête. Après quelques minutes, elle avait rejoint le pays des rêves. David s'endormi également, une main sur le bras de son amie. 45 minutes après l'arrivée de Kiya, Pierre et Charles purent enfin entrer dans le tour bus. Ils déposèrent leurs valises dans leur bunk respectif et se dirigèrent vers le salon. Pierre s'arrêta en les voyant. Charles lui mit la main sur l'épaule.

C : Capote pas, ils dorment. Y'a pas de danger, tu connais David, il ferait jamais ça.
P : Ouin...

Pierre s'avança et alla embrasser Kiya pour la réveiller. La jeune femme releva la tête et l'embrassa à son tour. David finit par ouvrir les yeux et vit la tête de Pierre entre ses jambes.

D : ARGH! Pierre, ta tête est pas mal proche de mon entrejambe!
P : Comme si j'avais l'intention de te faire une pipe!
K : Que je te voie faire ça Pierre Bouvier!
D : Si on avait à le faire, on se cacherait tsé! Franchement!
C : Vous êtes tellement cons!

Tous se mirent à rire. Le chauffeur du tour bus démarra et il se dirigea vers une destination encore inconnue de Kiya. Elle se demandait toujours pourquoi c'était l'autobus qui était venu les chercher et non un simple taxi. Ils allèrent défaire leurs valises dans leur bunk. David l'avait déjà fait et se coucha dans son trou, celui dessous le trou à Pierre et Kiya. De temps à autre, Kiya descendait lui demander s'il dormait. David grognait chaque fois, il était toujours sur le point de s'endormir. Kiya trouvait le jeu amusant. Pierre et elle avait fini par décidé qu'elle utiliserait l'armoire sous les bancs de la table puisque l'armoire était déjà pleine du linge de celui-ci.

P : Désolé, je viens de recevoir les nouveaux gilets de Role Model. Tu veux les voir?
K : Ouais fait moi un défilé!

David sortit la tête de son trou et ajouta :

D : Fait un striptease en même temps! On veut te voir en bédaine!
K : Ça Dave, y'a juste moi qui voit ça!
D : Égoïste!
P : Y'a des privilèges que tu peux pas avoir même si t'es une star Desrosiers!
C : David, prends ton mal en patience, Pierre finit toujours en bédaine anyway!
K : Tu te mets presque tout nu pour eux à longueur d'année! J'ai même pas le droit à ça moi!
P : Toi, t'as le droit à la totale! Mon corps d'Apollon!
D : On a déjà eu ce show-là, pis yé pas vraiment super... Assez pathétique même!

Kiya et Charles se mirent à rire pendant que Pierre sautait sur David pour le chatouiller. La scène ressemblait à une cour de récréation pour les enfants. Après la mini-bataille, les 4 se retrouvèrent autour de la table à jouer aux cartes. David perdait lamentablement et Charles gagnait encore et toujours.
2° Le revoir malgré tout

# Gepost op vrijdag 19 januari 2007, 15u15

Gewijzigd op zaterdag 20 januari 2007, 16u32

3° Retour à la maison

Après quelques parties, tout le monde commençait à être tanné de jouer. C'est alors que Kiya posa une question qui chicotait pas mal de monde depuis plusieurs minutes.

K : Les gars, ça doit faire genre 30 minutes qu'on roule, on s'en va où au juste?
C : Euh... je sais pas pentoute.
D : On devrait être arrivé en fait. On allait pas chez Seb?
P : Non, j'ai demandé au chauffeur d'aller ailleurs.
K : Je peux savoir c'est où?
P : Il va nous déposer chez mes parents à l'Île-Bizzard. Et ensuite, il va vous porter chez Seb.
D : Hey, c'était plus proche chez Seb! Pourquoi c'est toi qu'il va porter en premier?
P : Parce que moi j'ai une invitée!
D : C'est la mienne aussi tsé! C'est mon amie!
C : Y'a un avantage, lui c'est sa blonde...
D : Ça veut rien dire ça!
K : On se calme les enfants! T'aurais pu me le dire Pierre, je me serais arrangée mieux que ça!
P : Chérie, t'es vraiment belle comme ça. Et de toute façon, à l'heure qu'il est, y va avoir juste Jay, Jonathan, ma mère et mon père de levé.
C : En gros, c'est toute la famille...
P : Ouais mais ça va être moins pire, elle connaît déjà Jay.
K : Pierre, on a juste une chance pour faire une première bonne impression! Pis là, je suis dégueu! J'ai l'air d'une dévergondée!
D : Ben là! C'est pas vrai! T'as tes jeans foncés, sont pas trop taille basse, ton gilet noir avec une banane est vraiment cool en passant, et tes converses sont pas sal. T'as pas d'affaire à stresser, t'es belle.
P : Toi, cruise pas ma blonde!
K : Soit pas jaloux de David! J'aime pas les gars jaloux!
P : Ok, désolé.
K : Mais t'as vu mes cheveux? J'ai pas eu le temps de me laver avant de partir! J'ai passé la journée à jouer dans la neige avec mon petit frère!
C : Relaxe Kiya! Les parents à Pierre sont vraiment gentils, y jugeront pas.
K : J'aime pas ça pareil! Pierre, je pensais avoir encore une quinzaine de jours avant de les rencontrer. Tes ex, tu les présentais sûrement pas après 4 mois.
P : D'habitude, je présente mes blondes quand elles viennent à Montréal, c'est à dire rarement.
D : Ça va bien aller Kiya.

Kiya se leva et se dirigea vers les toilettes. Elle s'y enferma. Elle s'assied sur la cuvette et mit son menton sur ses poings. «Pourquoi il m'a pas prévenu?» Pensa-t-elle. Elle pensait à comment elle aurait pu être pour cette première rencontre. Elle passait le contenu de sa garde-robe au grand complet dans sa tête. Et tous les accessoires possibles passaient pour ajouter un quelque chose à la tenue. Après quelques minutes, Pierre se leva de son siège et alla cogner sur la porte de la toilette. Il supplia sa copine de sortir, il lui dit que tout allait bien se passer, qu'elle aurait du plaisir, qu'elle se sentirait appréciée. Mais Kiya ne répondait pas. Elle s'était levée et elle se regardait dans le miroir. Elle se disait qu'elle était loin d'être Lachelle ou encore Wave... Elle soupira et pris l'élastique à cheveux qu'elle avait en permanence sur le poignet et se fit une queue de cheval. Quelques mèches trop courtes lui retombèrent sur les yeux. Elle avait un charme comme ça. Mais Kiya ne s'en doutait pas. Elle se disait qu'elle serait tellement rejetée, après tout, elle n'était pas dans les critères de beauté que Pierre avait avant. Elle finit par ouvrir la porte. Pierre se tenait devant elle. Il s'avança et la prit dans ses bras. Elle enfouit son visage dans son cou et l'embrassa. Puis, les lèvres de Pierre rejoignent les siennes. Ils s'embrassèrent quelques instants puis Kiya prit la main de son copain et l'emmena au salon. Ils s'installèrent sur le divan et elle parla.

K : Pierre, je suis pas Lachelle...
P : Tu me niaises! J'étais sûr que tu étais Lachelle! Toute une surprise! Je suis bouche bée.
K : Pierre, je niaise pas là. Je suis pas comme elle. Je suis pas le genre de fille que tout le monde aime. Elle était belle, elle avait du charisme, elle était drôle, elle était presque parfaite. Je suis pas ça moi.
P : Kiya, je veux pas d'une fille parfaite moi. Ce que je veux, c'est toi. T'es parfaite comme tu es. Et ma famille va t'adorer comme ça.
K : Mais ils vont me comparer à elle! Et je veux pas! Je connais Lachelle et je suis pas de taille à rivaliser contre elle.
P : Arrête de stresser! Lachelle, c'est loin derrière.
K : C'est il y a 6 mois. C'est pas si loin.
P : Relaxe. J'ai laissé Lachelle, c'est pas pour rien. Je t'aime Kiya. Arrête de flipper des bulles. Je t'aime. Va falloir que je te le dise combien de fois?
K : Moi aussi je t'aime. Mais j'ai peur de rencontrer tes parents maintenant.
P : T'aurais préféré attendre à Noël? Avec toute la famille Bouvier, les tantes, les oncles, les cousins gossants et les cousines collantes?
K : C'est pas ça... Oh... Dit-moi que ça va bien aller et que tu vas être derrière moi.
P : Je vais toujours être là. Tu vas voir, tout va aller comme sur des roulettes, ma famille va t'adorer, tu vas revoir Jay et tu pourras niaiser avec lui si tu veux, tu vas rencontrer Jonathan et mes parents et tu vas les adorer. Tout va bien aller, je te promets.
K : Merci Pierre.
P : De rien trésor.

Elle l'embrassa tendrement. Elle passa ses bras autour de son cou et il la coucha sur le divan. Il glissa sa main sous son t-shirt et lui caressa le ventre avant de monter plus haut. Puis, David arriva en criant.

D : ON EST ARRIVÉ! OUPS!

Il se retourna aussi rapidement qu'il était arrivé. Kiya se mit à rire et Pierre soupira en se levant. Les deux se dirigèrent vers le bunk où ils prirent quelques vêtements qu'ils glissèrent dans un sac à dos. Kiya fit un câlin à Charles et à David avant de se préparer à sortir. Pierre donna une poignée de main aux garçons.

P : Bon bien à demain après-midi. Ah pis David, amuse-toi avec les jumeaux demain!
D : C'est sûr! Je vous donnerai des nouvelles d'eux aussi!
C : Bye Pierre!

Les amoureux sortirent du bus, qui démarra aussitôt et s'éloigna sans trop faire de bruit. Kiya agrippa Pierre par le bras pour le retourner face à lui.

K : De quels jumeaux tu parles?
P : Ben les jumeaux à David.
K : Dave a des jumeaux?
P : Ouais... Ils ont 2-3 ans. Non plus 3. Ils sont tellement cute. C'est Julien et Juliane.
K : Tu me niaises pas vrai?
P : Pourquoi je te niaiserais?
K : Woah! David est papa... C'est weird à dire!
P : Pourtant, c'est un papa tellement génial. Tu devrais le voir aller.
K : Un jour je verrai ça!
P : Bon, t'es prête à entrer dans la famille?
K : Non mais avec toi, je sais que ça va bien aller.
P : Allez, viens.

Pierre prit la main de sa copine et ils se dirigèrent vers la porte. Avant même de s'étirer le bras pour sonner, la porte s'ouvrit sur une petite femme brune qui sauta au cou de Pierre.

MP : Oh Pierre! Je suis tellement contente de te voir!
P : Salut maman.
MP : T'as pas changé. T'es tellement beau.
P : Maman, j'ai quelqu'un à te présenter. Voici Kiya Gagné, ma blonde. Kiya, c'est Louise, ma mère.

La mère de Pierre observa Kiya des pieds à la tête. Kiya se sentait observé, jugé, analysé. Elle n'aimait pas la sensation. Elle serra la main de Pierre très fort. Celui-ci se colla un peu plus sur elle pour la rassurer. Après un temps, la mère de Pierre leva les yeux vers Kiya et lui sourit.

MP : Bonjour Kiya. Bienvenue dans la famille Bouvier.

Elle s'avança et plaqua deux becs sur les joues de la jeune femme. Surprise, Kiya se laissa faire. La mère de Pierre les fit entrer et aussitôt, le père de Pierre s'avança.

PP : Salut mon gars! Je suis content de te voir!
P : Moi aussi papa.
PP : Qui tu nous ramènes cette fois? Une autre groupie que tu as trouvé en tournée?
P : Euh papa, elle parle français... Je te présente Kiya. Kiya, voici mon père, Réal.
K : Enchantée.
R : Enchanté moi aussi. Laissez-moi vos manteaux, je vais les ranger.
K : Merci.

Kiya lui tendit son manteau. Elle se sentait mal à l'aise de la remarque de Réal. Oui, elle avait toujours été une fan inconditionnelle de Simple Plan. Il était vrai que dans ses rêves de jeune adolescente, elle s'était imaginée avec l'un ou l'autre des 5 garçons. Mais jamais elle n'avait forcé les choses. Elle avait même essayé de renier ses sentiments pour Pierre dès le départ. Il avait dut travailler très fort pour l'avoir. Chaque fois qu'elle sentait que ses sentiments devenaient plus fort, elle les enterrait, elle s'éloignait de lui du mieux qu'elle pouvait. Mais tout finissait par la rattraper. Pierre vit le malaise de sa copine et la serra dans ses bras pour la réconforter. Encore une fois, Kiya ne se sentait pas à l'aise. Elle aimait Pierre, mais elle ne croyait pas que s'afficher devant sa famille au complet était la meilleure idée. Pierre lui donna un baiser sur le front et l'amena au salon. Jayson et Jonathan regardaient un film. Dès qu'il vit Kiya, Jayson, que tout le monde appelait Jay, se leva et alla à sa rencontre.

JB : Hey salut toi! Salut Pierre!
P : C'est ça, tu dis salut à ma blonde avant moi. T'es fin...
JB : C'est pas ma faute si je l'aime plus que toi!
K : Salut Jay, contente de te revoir.
JB : Prête à rencontrer les parents?
K : Ça me stresse c'est pas possible! J'ai déjà rencontré votre mère et je pense qu'elle m'aime pas vraiment.
P : Ben non, elle t'aime.
Jo : Hey, j'existe aussi!
P : Ah, c'est vrai, j'ai un autre frère! Kiya, je te présente Jonathan, le plus petit des Bouvier.

Le Jonathan en question se leva. Il était tellement grand! Il dépassait Pierre de plusieurs centimètres. Il avait quelques années de moins que Pierre. Mais il lui ressemblait tellement! La même carrure, la même machoire... Il alla serrer la main de Kiya. Il la complimenta sur son gilet de banane.

Jo : Est-ce que c'est un cadeau de David?
K : Euh non pourquoi?
Jo : C'est tellement le genre de David de se faire des t-shirt comme ça.
P : Ah non, David est devenu emo, adieu les t-shirts imprimés! Tu regardes plus les nouvelles de SP?
Jo : Vois-tu, moi je me fous un peu de vous.
P : Je savais bien! Tu renies ton grand frère!
Jo : Ouais!
JB : C'est pour ça qu'il vient au show de Montréal demain soir!
Jo : Juste pour bitcher Pierre de loin!
P : Dit-le donc que t'es fier de moi!
Jo : Je préférais Reset. Phil fait de la meilleure musique que toi!
K : Woah! Ton frère est bitch!
JB : Habitues-toi, ces deux-là se lâchent jamais. Mais ils s'adorent!

Sur ces mots, Pierre et Jonathan se sautent dans les bras et serrent fort. Kiya se met à rire. Le portrait est trop drôle. Pierre et Jonathan font exactement la même face. Réal entre dans le salon et voit ses deux fils.

R : LOUISE! RAMÈNE LE KODAK, ILS SONT TROP PAREIL!

Louise, la mère de Pierre, arrive avec sa caméra numérique et prend une photo de ses deux fils dans les bras l'un de l'autre. Une fois le cliché prit, les deux se séparèrent en riant. Pierre retourna auprès de sa blonde et tous s'installèrent sur les sofas. Kiya se colla sur Pierre et Réal s'installa à ses côtés. La jeune femme n'aimait pas du tout être assis près de son beau-père. Elle sentait qu'il ne la mettait pas très haut dans son estime. Pierre et son père entamèrent une discussion sur la tournée, Réal étant un ancien musicien. Après une heure, Kiya n'en pouvait plus de les écouter et demanda gentiment où se trouvait les toilettes. Pierre le lui indiqua et continua la discussion.
3° Retour à la maison

# Gepost op zondag 21 januari 2007, 15u15

4° Douleur intense

4° Douleur intense
Elle ferma la porte à clé avant d'aller s'asseoir sur la cuvette. La mère de Pierre ne cessait de la dévisager. Et son père se foutait complètement d'elle. «Suis-je à ce point hideuse?» se demanda-t-elle. Elle aurait voulu pleurer, mais ce n'était pas l'endroit. Elle se leva et regarda l'évier. Le rasoir du père de Pierre traînait sur le comptoir. Ce fut plus fort qu'elle, elle extirpa la lame et la prit dans sa main. Elle fit tourner la lame dans sa main quelques instants en réfléchissant. «Ça fait 2 semaines que tu l'as pas fait... Recommence pas.» Elle regarda le miroir et dit à voix basse :

K : Mais ça fait tellement mal d'être rejetée...

Elle releva son gilet par-dessus ses seins et souleva l'élastique de son soutien-gorge. Plusieurs cicatrice s'y trouvaient déjà. Elle prit une grande inspiration et fit glisser la lame sous son sein gauche. Elle traça une ligne d'à peine 5 cm. Quelques secondes suffirent pour que le sang sorte de la plaie. Kiya se sentait mieux. Elle prit quelques mouchoirs et essuya rapidement le sang qui s'écoulait de la plaie. Après quelques minutes, le sang avait coagulé et une mince croûte s'était formée. Elle replaça son gilet, lava la lame et la remit à sa place. Elle essuya les quelques larmes qui s'étaient fait un chemin sur ses joues et sorti enfin de la salle de bain. Elle croisa Jay dans le couloir.

JB : Je me demandais si tu étais passée dans le trou de la cuvette.
K : C'est rien, j'ai eu un malaise. Une nausée, rien de plus.
JB : T'es sûre que ça va?
K : À part que tes parents ne m'aiment pas trop, tout va bien.
JB : Ils t'aiment voyons! Inquiète-toi pas.
K : Si tu le dis.
JB : Tu viens, on va aller les retrouver?
K : Je vais m'asperger le visage d'eau, donne-moi 30 secondes et j'arrive.
JB : Daccodac!

Jay retourna au salon. Kiya se passa un peu d'eau au visage. Elle avait recommencé... elle s'en voulait déjà. Sa psychologue le lui avait dit lorsqu'elle était plus jeune : elle se coupait pour avoir le contrôle de sa douleur. Mais elle lui avait conseillé de contrôler son désir de mutilation à la place. Les 5 dernières années, elle avait réussi, mais depuis 4 mois, elle ne pouvait s'en empêcher. Elle avait perdu le contrôle à nouveau. Quand Pierre était loin, elle avait des échos de relations, elle avait peur qu'il la trompe comme Jay Lefebvre avait fait. Le seul moyen d'éloigner ses peurs, c'était les couteaux. C'était devenu un jeu. Elle disait qu'elle jouait avec les couteaux. Pierre n'en savait rien. Il avait bien vu des marques sur ses bras lorsqu'il avait commencé à la fréquenter, mais elle lui avait simplement dit qu'un chat l'avait griffé lorsqu'elle était adolescente. Car c'était les seules marques qu'elle avait au départ. Mais depuis 4 mois, elle avait recommencé mais seulement sous l'élastique de son soutien-gorge ou de ses sous-vêtements. Les seuls endroits où ses amis ne verraient jamais. Les bras et les jambes, c'était trop voyant. Son meilleur ami l'avait remarqué rapidement et en avait parlé à l'infirmière de l'école et elle avait dut suivre une thérapie, il y a déjà plusieurs années. Elle l'avait boudé quelques mois. Elle avait donc réfléchit avant de jouer avec les couteaux à nouveau. Elle repoussa ses souvenirs de sa mémoire et essuya son visage avant de se diriger vers le salon. Elle s'arrêta à quelques pas du salon en entendant le père de Pierre parler.

R : Alors, t'as vraiment ramené une autre groupie? Combien de temps tu comptes la garder? Elle est pas vraiment ton genre me semble...
JB : PAPA!
R : Jay, avoues qu'elle ne ressemble pas aux précédentes.
L : Ton père a raison Pierre. Penses à ton image. Elle est loin d'être aussi mince et belle que Lachelle ou Wave.
P : Wo! Qu'est-ce qui vous prend tout d'un coup?
R : On pense à ta réputation. Une fille comme elle, c'est pas bon.
Jo : Papa, t'as pas d'affaire à juger Kiya, tu la connais même pas.
JB : Jo a raison. Kiya est une fille vraiment gentille.
L : Jay, Jonathan, mêlez-vous pas de ça! C'est entre votre père, Pierre et moi.
P : Les gars ont raison. Vous jugez vite en maudit!
L : On pense à toi avant tout.
P : J'aime Kiya. Et 100 fois plus que j'ai aimé Wave ou Lachelle.
R : Est-ce que tu l'as regardé? Elle est plus du genre à David qu'à toi.
P : QUOI?!
Jo : Papa franchement!
R : C'est une petite punk-emo. Regarde son style.
P : Depuis quand tu juges avec le style vestimentaire?

Kiya se boucha les oreilles. Elle n'en pouvait déjà plus. Elle résistait depuis déjà plusieurs minutes à retourner à la salle de bain rejoindre la lame. Mais elle prit son courage à deux mains et entra dans le salon. Le silence s'installa et Pierre se leva mais Kiya lui fit signe de rester où il était.

K : Bon, je sens que je suis pas la bienvenue. Je vais prendre mes affaires et je vais aller chez Seb en taxi.
P : Kiya, reste ici.
K : Ça servirait à quoi? Ils me détestent déjà. Bonne soirée à tous. Bye Jo, bye Jay, bye Pierre.

Kiya prit son sac à main et son manteau et sortit. Pierre couru la rejoindre à l'extérieur. Les deux frères restaient assis au salon et regardaient leurs parents. Jonathan se mit à applaudir.

Jo : Bravo. Franchement bravo. C'est votre meilleur coup à vie.
R : Reste poli!
JB : Qu'est-ce qui vous a pris?
R : C'était pas méchant, c'était pour son bien.
JB : Son bien? Tu me niaises pas vrai?
L : Jay!
Jo : Comment ça pourrait être pour son bien? Vous voyez bien qu'il l'aime comme un fou! Vous êtes imbéciles ou quoi!?
R : Jonathan Bouvier reste poli maudit!
JB : J'appuies Jo! Vous avez pas été bitch avec Lachelle mais avec Kiya, vous êtes tellement méchant! Vous ne vous rendez pas compte qu'elle était stressée de vous rencontrer?
L : Mais vous lui avez vu l'air? Elle est pas dans le style de Pierre. Vaut mieux l'avertir d'avance.
R : De toute façon, ça va faire comme les autres, il va les laisser quand elle sera plus capable d'endurer les tournées.
Jo : Wow, vous avez une belle estime de Pierre et de ses copines. Je vais me coucher, j'en peux pu de vous entendre dire des niaiseries.
JB : Attends Jo, je te suis. J'espère que vous êtes fiers de vous. Pierre va vous en vouloir longtemps!

Les deux frères sont donc montés à l'étage dans leur chambre respective. Pendant ce temps, Kiya marchait le long de la rue. Elle ne savait pas trop où elle était ni où elle devait aller mais elle marchait. Elle entendit des pas derrière elle. Elle ne se retourna pas. Pierre arrivait en courant et lui agrippa un bras pour la retourner face à elle. Elle avait les larmes aux yeux. Il essuya une larme qui se frayait un chemin sur sa joue. Sa main était douce sur le visage de la jeune femme. Elle plongea son regard dans le sien.

K : Je savais qu'ils m'aimeraient pas...
P : On s'en fout d'eux! L'important, c'est que je t'aime et qu'on soit ensemble. Ce qu'ils pensent de toi, ce qu'ils disent dans notre dos, on s'en sacre. On reviendra plus les voir. C'est tout.
K : Pierre, c'est tes parents! Tu peux pas les renier.
P : Je ferais tout pour toi Kiya.
K : Dit pas ça, s'il te plait.
P : T'es tout pour moi. Je partirais au bout du monde avec toi si c'était nécessaire. Tu sais que je t'aime.
K : Je t'aime aussi, c'est pas ça le problème. Ça fait 4 mois qu'on est ensemble. Juste 4 mois et toi, tu pourrais tout lâcher pour moi. Mais moi, tu sais que je lâcherai jamais mes études pour te suivre. Tu sais que ça pourrait pas être réciproque.
P : Viens dans mes bras.

Kiya se blottit dans les bras de son amoureux. Elle continua de pleurer. Elle ne voulait pas qu'il abandonne sa famille pour être avec elle. Et elle ne voulait pas lâcher tout ce qui l'avait gardé en vie si longtemps pour le suivre. Elle en était sûre. Il embrassait ses cheveux. Elle était bien dans ses bras. Elle ne voulait plus s'en sortir.

P : Viens, on retourne à l'intérieur. On va monter directement à l'étage. On va se coucher et demain, on va se foutre de mes parents. Mais royalement. On ira rejoindre Charles chez lui s'il faut.
K : T'es sûr? J'aurais aimé connaître tes frères un peu plus. Ben Jonathan parce que Jay je le connais déjà.
P : Parfait alors! On va faire une sortie avec Jay et Jo! D'accord?
K : D'accord.

Ils retournèrent à la maison main dans la main. En entrant, Kiya ne se sentait pas bien. Elle n'aimait pas l'ambiance qui régnait. Elle ne vit ni Jay ni Jonathan dans le salon. Les parents de Pierre ne se retournèrent même pas lorsqu'ils entrèrent. La jeune femme monta rapidement à l'étage. Son copain, lui, décida d'aller affronter ses parents. Il indiqua rapidement sa chambre à Kiya et il se dirigea au salon. Ses parents étaient assis côte à côte sur le sofa. Il se mit debout face à eux.

P : Je sais que je suis votre fils et que vous voulez mon bien. Mais vous le montrez vraiment mal. Je l'aime. Vraiment, je l'aime. Peu importe ce que vous en pensez, je m'en fiche. Je vais rester avec elle aussi longtemps qu'elle le voudra. Et ça, même si vous la détestez. Je ne viendrai simplement plus vous voir avec elle. Je viendrai, moins souvent, mais je viendrai quand même. Parce que j'ai 2 frères que j'adore et qui ne jugent pas à la première impression.
R : Mais...
P : Y'a pas de mais. C'est ça et c'est tout. Vous pouvez même pas imaginer comme j'ai honte de vous. J'ai passé la soirée à dire à Kiya que tout allait bien aller, que vous alliez l'adorer. Elle ne me croyait pas. Et vous lui avez donné raison.
L : Mais Pierre, on veut ton bonheur.
P : Je suis heureux avec elle. Comme j'ai jamais été heureux.
R : Et vous vous êtes vu quoi, 4 fois en 4 mois?
P : Qu'est-ce que ça changerait? C'est la première fois que j'ai pas peur de partir loin parce que je sais qu'elle va m'attendre ici. Avec Wave et Lachelle, j'avais la chienne, je pouvais me retrouver cocu aux 30 secondes. Mais Kiya est pas comme elles. Elle est différente. Et c'est ça que j'aime.
L : Différente? Dans quel sens?
P : Elle lâchera pas tout pour me suivre. Elle a sa vie à elle et elle comprend mon mode de vie. Elle ne me demandera jamais de lâcher la musique pour être avec elle parce qu'elle étudie en télévision et qu'elle sait qu'on ne peut pas se sauver de notre passion.
R : Et tu l'aimes?
P : Comme j'ai jamais aimé.
R : T'es sûr?
P : Va falloir que je te le dise combien de fois? Je l'aime. Je l'aime. Je l'aime.
R : Mais elle est pas maigre maigre, elle a un style bizarre...
P : Ouin pis?
L : Ben là, ça change pas mal d'affaires...
P : VOUS AVEZ RIEN COMPRIS!

Pierre se retourna et monta à l'étage, laissant ses parents seuls. Il trouva Kiya assise sur la dernière marche de l'escalier, les genoux dans les bras et le menton sur les genoux. Elle avait les yeux rouges. Jay et Jonathan étaient chacun adossé sur leur cadre de porte et regardaient Kiya pleurer. Ils avaient tout entendu. Pierre s'assied aux côtés de sa copine. Il passa son bras autour de ses épaules. Elle releva la tête et le regarda dans les yeux.

K : T'as réussi à dire ça à tes parents...
P : C'est toi qui compte le plus dans ma vie depuis 4 mois.

Elle le prit dans ses bras et l'embrassa. Jay et Jo se regardèrent et d'un simple regard, ils comprirent qu'ils devraient peut-être entrer dans leur chambre et laisser les amoureux ensemble. Pierre aida Kiya à se relever et l'entraîna dans sa chambre. Il referma la porte derrière lui et verrouilla. Kiya s'était assise sur le coin du lit. Elle avait arrêté de pleurer mais ses yeux étaient encore rouges. Pierre s'avança vers elle et elle se leva. Elle enleva son t-shirt avec une banane et le lança sur le lit. Il s'approcha un peu plus et mit ses mains sur ses hanches. Elle glissa ses mains sous le t-shirt de son amoureux et caressa son torse avant d'enlever le vêtement. Elle mit ses mains sur son torse et monta sur la pointe de ses pieds pour rejoindre ses lèvres. Tout en l'embrassant, il détacha son pantalon et elle fit de même. Quelques secondes plus tard, ils étaient en sous-vêtements et leurs mains découvraient le corps de l'autre. Kiya réussi rapidement à enlever les boxers de Pierre et il la coucha sur le lit en l'embrassant dans le cou. Il lui enleva son soutien-gorge et son slip et embrassa son corps en entier. Kiya y prenait plaisir. Il y avait si longtemps depuis la dernière fois... 2 mois exactement. Pierre prit son sein dans sa main et il figea en voyant une plaie.

P : Kiya, qu'est-ce que t'as là?

Kiya se redressa et rougit. Elle avait oublié ce détail-là.

K : Ben euh... c'est rien, mon cerceau de soutien-gorge me fait mal.
P : Ça saigne encore. C'est pas ton cerceau certain.

Kiya se leva et remit ses sous-vêtements. Son soutien-gorge frotta sur la plaie et elle laissa échappé un «ayoye maudit». Pierre se leva et passa ses bras autour de sa blonde. Il mit son menton sur son épaule. Ce fut instantané, elle éclata en sanglots.

P : Qu'est-ce qui se passe ma belle? C'est quoi cette blessure? Explique-moi.
K : J'ai tellement honte...
P : C'est toi qui t'aies fait ça?

Elle hocha de la tête en se mordant la lèvre inférieure. Elle avait honte de lui avouer ça. Elle savait que c'était pas bien. Elle s'en voulait de l'avoir fait. Elle le serra dans ses bras.

P : Tout à l'heure?

Elle hocha de nouveau la tête. Il lui embrassa le front. «Pauvre trésor» se dit-il. Il voulait la consoler. Il cherchait le courage de lui dire qu'il comprenait. Il se retenait de lui demander pourquoi elle faisait ça. Il savait que ce n'était pas le moment de lui demander. Il prit son visage dans ses mains et l'embrassa à nouveau.

P : Je t'aime... ne t'en fait pas.

Elle le regarda longuement sans bouger. Puis, elle détacha l'agrafe de son soutien-gorge et l'enleva. Elle enleva son slip également, laissant Pierre voir toutes les cicatrices. Sous ses seins, il y en avait une dizaine. Mais tout près du pubis, là où son slip cachait sa peau, il y en avait encore plus. Elle lui montra ensuite ses bras. Elle pointait ses cicatrices en donnant la raison de chacune. Ces cicatrices étaient parfois vieilles, parfois nouvelles. Elle ne nomma que les anciennes. Après quelques-unes, Pierre n'en pouvait plus. Il prit ses mains dans les siennes et les embrassa.

P : Kiya, l'important, c'est que ce soit fini.

Il l'embrassa à nouveau. Elle le poussa sur le lit et le chevaucha. Il en fut surpris, elle n'avait jamais pris les devants pendant leurs ébats.

K : On en était où déjà?

Et ils continuèrent ce qu'ils avaient commencé plus tôt. Ils firent l'amour une partie de la nuit. Elle s'endormit dans les bras de Pierre. Il y avait si longtemps que cela n'était pas arrivé. Elle s'y était senti bien dès le départ. Et elle aurait encore un mois entier pour s'endormir près de lui.

# Gepost op woensdag 24 januari 2007, 18u30